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Agenda :

Ouvrages à lire absolument....
Le droit à la paresse, Paul Lafargue
Discours de la servitude volontaire, Etienne de la Boétie




CQFD : Ce qu'il faut détruire ( surtout toutes ces habitudes de pensées....)


la Décroissance, le Journal de la joie de vivre (enfin ça dépend.....)
Il s'agit du journal des casseurs de pub. Il s'aligne sur le mouvement de la décroissance...
et pour les non initiés à la décroissance il existe un bouquin intitulé La décroissance pour tous de Nicolas Ridoux ainsi que de nombreux autres textes et brochures circulant sur le Net


Et Le Plan B, les amis!! Vla les "adeptes de la théorie du complot médiatique"!


Le Plan B est un bimestriel de critique des médias et d'enquêtes sociales. Diffusé en kiosques et dans les bonnes librairies, il informe sur l'information et publie des enquêtes sociales que vous ne lirez pas ailleurs.
http://www.leplanb.org : vous y trouverez tous les points de vente et les sommaires des diéfférents numérots. Allez hophophop on va dans la maison dla presse la plus proche, c'est pour la bonne cause!
Liberté Hebdo...
journal d'informations concernant le nord! http://www.libertehebdo.com/
En faisant un petit tour sur le Front...



Je me suis dit j'ose ou pas... allez! Et oui le FN a son propre canard, et je ne peux résister à l'envie de vous laisser le lien (disons que c'est de l'info alternative aussi).. http://www.frontnational.com/quotidien et puis pourquoi y faire un tour sur le site... c'est instructif! (prévoir une corbeille...)

Un petit détour par le monde de Chiche!

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Infos diverses

 


Réunion Chiche tous les 4ème mercredi du mois 18h30 au café citoyen de Lille


Manif contre l'EPR et pour des alternatives au nucléaire
Samedi 17mars 14h30 à Lille

A l'Univers, 12mars, Soirée Chiche! sur le nucléaire

infosalternatives

Jeudi 27 avril 2006

J'en suis venu à vouloir créer ce blog pour créer un peu un espace de libre expression, de débats, pour reconquérir un peu ce terrain de la reflexion entre personnes humaines... même si rien ne vaut le contact direct, cela peut-être une initiative intéressante je pense... et de plus être une plateforme d'informations sur les différents évenements prévus à tels ou tels endroit...

Donc je commencerai ce matin par un petit billet d'ouverture... :-) c'est à dire du n'importe quoi? peut-être peut-être... N'oublie pas cher ami que tu as la possibilité de laisser de zolis commentaires...

Pour me présenter vite fait politiquement parce que sinon on va me taxer direct de je-ne-sais-quoi vu que je risque de l'ouvrir quelquepeu... je n'appartiens à aucune organisation politique ni syndicale... c'est dit.
On vient quand même de vivre quelquechose ces derniers temps... chacun à pû faire son experience politique à quelque niveau que ce soit... du pur anti-blocage anti-étudiants gauchistes bloqueurs manipulé par les discours des parents cartés à l'UMP ou plus à droite encore,à l'anarchiste dans sa tête obsédé par le chaos dans sa tête toujours, prêt à faire péter le pays si on lui donne quelques explications sur la fabrication d'une bombe et prêt à te bloquer une fac à 3 après le retrait du CPE même si on s'égosille à lui démontrer par A+B qu'il faut changer les méthodes, aller faire du travail d'information avec les gens et aller assister à différents évenements, débats, conférence, ainsi de suite... mais nan! l'intellectuallisation du mouvement ne sert à rien selon ces gens là, il faut tout casser sans savoir pourquoi, pour arriver à un je-ne-sais-quoi politique, le chaos, où l'optimisme fait dire qu'un tyran ne profitera pas de la situation pour prendre le pouvoir... Je ne sais pas mais j'adhère pas...et puis de toute façon pour l'instant la grande majorité des gens comme ça que j'ai rencontré n'ont pour finir rien fait... c'est beau de proposer un mois d'insurrection générale... c'est beau de vouloir aller séquestrer un huissier pour avoir fait expulser le village autogéré de Rennes, ou encore mieux, " séquestrer un policier", ouais trop la classe les mecs...ah non pardon c'est une fille qui a prononcé ça... en compagnie de son pote, alias la réincarnation de Raël... et qu'ont ils fait pour finir? ils ont détalé devant 2flics qui faisaient leur ronde... ouais OK...enfins passons pour ça j'en reviendrais peut-être dans un futur article... dans mon tour des différentes personnalités je pourrai encore citer du monde... le militant FNJ qui n'est pour moi qu'une légende... si des personnes peuvent me raconter leurs expériences perso avec ce genre de gentils toutous... vient le gentil toutou de l'UNI qui organise des manifestations stop la grève APOLITIQUES ( hahahah), grande gueule mais que l'on ne voit jamais se mélanger avec les pouilleux gauchistes bolcheviques et révolutionnaires sanguinaires que nous sommes pour ouvrir le dialogue...(ouvrir le dialogue est pour moi différent de gueuler comme un putois, nuance...), le fils-a-papa-type "mon papa dit que c'est pas bien ce que vous faites..." ponctué quelquefois par un "gaucho!",le fils-a-papa-indéci-casse-couille chronique qui répond toujours " Oui, mais... mon papa a dit que..." , le fils-a-papa indéci-indéci "Je ne sais pas, mon papa a dit ça mais vous n'avez pas l'air d'avoir tort quand même...", le fils-a-papa-sympathisant-très-frileux"Oui vous avez raison, mais bon je veux pas me faire taper dessus...et bon mes parents sont pas trop chauds..." , viennent ensuite la pire espèce... ( point de vue perso ,à débattre...) , les fils-a-papa version "Ouais au mouvement étudiant!Ouais on va changer le monde! euh pour la manif demain ou pour les actions c'est pas possible, j'ai pas de transport..." réponse : "on peut s'arranger on passe te chercher", " ah mais nan c'est vrai j'avais oubliéé, demain j'ai dentiste..." ou alors le " Faut que je sois rentré pour 18h! " "T'habites là-bas? y a des trains jusque 20h30! " " ouais mais tu vois, mon papa ils aime pas que je traine avec des sales gauchistes comme il dit... mon papa il est carté à l'UMP et il va me mettre dehors s'il sait que je suis là...", pour finir les fils-a-papa-version"Je fais sécéssion avec mes vieux, ouais à la révolution! " prêt à aller brûler la 3ème merco de ses vieux, regarder quelques films américains avec Steven Seagall dedans ne suffit pas à acquérir le savoir faire... hé non le fils-a-papa-version"Je fais sécéssion avec mes vieux, ouais à la révolution! " ne sait pas que l'oasis ou l'eau minérale(sans bulle) avec un chiffon dedans allumé ne permet pas de créér un Coktail Komatov ( c'est comme ça qu'on dit dans les films de l'oncle SAM, si si jte jure à toi petit lecteur( ou lectrice... ) !),

Ainsi s'en est fini de la description des gens de "droite" ainsi que des influencés parentaux...

 
Suite dans le prochain épisode...après quelques heures de sommeils... pendant ce temps là admirez l'article II sur une initative que je soutiens à 200%... le semaine sans télé!! Libérez vous de l'emprise malveillante de cette boîte à cons... vous verrez...

Par Ju
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Mercredi 14 juin 2006

La situation actuelle de notre société et les évolutions qui se dessinent à l'heure actuelle, qui ne semblent pouvoir qu'aggraver cette situation, nous laissent pantois. Sous une couche de peinture dernier cri cachant des fissures de plus en plus nombreuses et de plus en plus profondes, peinture composée d'un savant mélange de mensonges, de démagogie, de non-dits, de manipulation, sans oublier les versions modernes des jeux du cirque (proportions restants secrètes pour éviter tout plagiat du fabricant), la situation générale s'aggrave. Arrivés à ce constat, il existe deux solutions : soit en rester à ce simple constat et être frappé de fatalisme en disant qu'il en a toujours été ainsi... Deuxième solution : s'organiser pour tenter de faire avancer les choses et c'est à cette deuxième solution que correspond le concept même de cette association. Dans une période de retour d'un certain obscurantisme quel qu'il soit, une citation de Bertolt Brecht en 1952 fait très bien l’affaire : «  Et pourtant rien ne me persuadera qu’aider la raison à triompher de ses ennemis est une entreprise désespérée ». Ainsi notre association permettra à tout-un-chacun la rejoignant en étant en accord avec ses grandes lignes fondatrices, d’aider à la réalisation des visées de départs, liste évidemment non exhaustive :

Ø      Proposer à chacun la matière pour une réflexion personnelle sur notre société, ceci grâce à différents outils : projections de films/documentaires, débats, conférences, etc… sur différents thèmes, permettant de poser les choses et ensuite permettre à chacun de se faire sa propre opinion et de pouvoir se confronter à des opinions différentes, ceci dans le but d’enrichir les connaissances de chacun : l’ennemi de la raison est l’ignorance, qui conduit là où on sait…

Ø      Créer un réseau de partenariat avec les membres de différentes structures existantes (associations, partis politiques, syndicats)  se reconnaissant dans ces lignes, ainsi que toutes personnes intéressées par les concepts développés par l’association mais non désireux d’y adhérer. Nous voulons combattre le corporatisme régnant actuellement qui fait que chacun milite dans son coin pour sa plus-ou-moins importante cause, sans se rendre compte qu’elle rentre dans un cadre plus général,  n+1 têtes valant mieux que n têtes…  Le but ultime de ce réseau de partenariat serait de s’ériger en force de proposition d’alternatives communes. Il faut néanmoins rappeler que la création de l’association répondait à la volonté première d’agir en dehors des sphères d’influences de structures existantes « hostiles » qui auraient (encore une fois) essayées de nous instrumentaliser et de nous récupérer. Structures qui, quelquefois en proie aux luttes de pouvoir et conflits de personnes inter-structurels et intestins,minées par des aspirations personnelles, oublient leurs objectifs fondamentaux dans une société aux valeurs humanistes : le bien commun.

Ø      Favoriser les contacts, rencontres et coopérations entre personnes de nationalités différentes, et créer les mêmes partenariats que ceux détaillés précédemment.

Ø      Agir pour promouvoir la diffusion de l’information d’ordre nationale, internationale, politique, économique, sociale,etc.. ainsi que des enjeux de chaque problème de société, avec l’analyse de ces derniers, par tous les moyens possibles, projections, débats, conférences,comme précédemment cités ainsi que la création d’un organe de presse, les distributions de « tracts », la création de documentaires vidéos, et création d’un site internet…etc…

Ø      Agir pour défendre les libertés fondamentales exprimées dans la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen 26 août 1789 et la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948.

Ø      Agir pour la défense de notre environnement, et donc lutter contre tous types de doctrines politiques ou économiques qui par leur vision à court terme, constitueraient un danger pour notre planète.

 

 

 

Par Ju
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Jeudi 29 juin 2006

Un petit article du monde  diplomatique accessible ici
Moins serait plus
Par Philippe Bovet
Journaliste.

La majorité du monde politique, économique et intellectuel n’envisage la résolution des maux de nos sociétés que grâce à la croissance économique. Dans un ouvrage très documenté qui a fait date, Richard Douthwaite (1) détaillait déjà, en 1999, tous les travers engendrés par ce dogme et rappelait que la volonté de croissance a entraîné la révolution industrielle, le colonialisme, deux guerres mondiales, mais aussi la création de la Communauté européenne. Scrutant trois décennies de croissance outre-Manche – les années 1950 à 1980 –, il en tirait un bilan peu flatteur et invitait à en venir à la décroissance, c’est-à-dire à repenser notre économie, loin de la religion du toujours plus, surtout pour les Occidentaux qui ont déjà trop (2).

Développé dès les années 1990 par l’économiste Nicholas Georgescu-Roegen, le thème de la décroissance s’appuie sur les limites imposées par les lois de la nature. « Notre planète finie ne peut pas soutenir un système économique basé sur la croissance infinie. Pourtant, le principe de la mondialisation est qu’il faudrait encourager encore plus de monde à adhérer à ce système destructeur. »

Un passionnant ouvrage collectif publié par le mensuel Silence (3) souligne que cette décroissance pose la question du pourquoi de notre société, remet en cause la croyance en une technologie salvatrice. Il montre ce que cette idée a de dérangeant au moment où, à écouter certains hommes politiques, consommer est un devoir civique. Mais qui est à contre-courant ? « Il est reproché aux écologistes de vouloir faire marche arrière. Or c’est la civilisation moderne qui régresse à chaque fois que nous diminuons la couche d’ozone, que la déforestation s’étend un peu plus… » Pour les auteurs, le terme de développement durable n’est qu’une « figure de rhétorique consistant à juxtaposer deux mots contradictoires ». Les intervenants cernent la réalité de la décroissance (réformer l’automobile, l’énergie, nos rapports aux autres, accepter de payer le vrai prix des choses, prendre le temps de vivre…), une simplicité volontaire qui permettrait de redonner la priorité à la qualité de vie.

Après un passionnant tour d’horizon des problèmes écologiques de notre planète, Yves Cochet et Agnès Sinaï (4) s’arriment aussi à l’idée de la décroissance matérielle. Cet ouvrage très mordant nous mène dans les coulisses des négociations de l’Organisation mondiale du commerce, du dernier sommet de Johannesburg, ou nous convie à la table des bras de fer menés par le lobby nucléaire. Il fait aussi une analyse intéressante du déni de la crise écologique mondiale soulignant l’aveuglement des responsables politiques : Jacques Chirac a fait « un discours enflammé (…) sur le développement durable à Johannesburg, rien ne s’ensuivit ». Les auteurs insistent sur le fait qu’il n’existe aucune instance mondiale « à la hauteur » capable de prendre en main cette crise environnementale majeure.

Dénonçant cette indifférence coupable, ils rappellent également que les pensées marxiste et libérale se sont « enfermées dans la seule problématique production-consommation » et ne se sont jamais intéressées à la nature autrement que comme source « d’énergies ou de matières premières ». Les auteurs souhaitent « l’émergence d’un homo œcologicus qui sera constitutive de sociétés faites d’attachements plutôt que d’individualismes. A chacun d’y œuvrer, vite. En deux générations, la situation peut changer. Dans deux générations, elle ne changera plus ».


(1) Richard Douthwaite, The Growth Illusion, New Society Publishers, Gabriola Island, Canada, 1999, 350 pages, 12,95 livres.

(2) Lire Serge Latouche, « Pour une société de décroissance », Le Monde diplomatique, novembre 2003.

(3) Objectif décroissance, Vers une société harmonieuse, Parangon, Lyon, 2003, 220 pages, 13 euros.

(4) Sauver la Terre, Fayard, Paris, 2003, 280 pages, 19 euros.


Et pour la bonne action c'est également à cette adresse...

Par Ju
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Mardi 18 juillet 2006


Ces jeunes qui pensent vieux

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol
10 mars 2006, (Rubrique Opinions)


LE BLOC-NOTES
Les jeunes ont raison d'être déçus d'une société qui, depuis vingt ans, mégote leur place tout en les flattant. Le jeunisme se révèle comme l'artifice destiné à feindre la modernité. En France, des moins de 30 ans se font ainsi régulièrement balader par la gauche copain-copain : un abus de confiance confirmé, mardi, avec le succès relatif des processions contre le contrat première embauche. Ce faisant, une génération bernée s'active à l'être davantage.

 

Si les non-diplômés ont tant de mal à trouver un emploi, c'est parce que l'École s'est montrée idéologiquement rétive à l'apprentissage et à l'ouverture sur l'entreprise. Des centaines de milliers de postes sont vacants dans la métallurgie, la maçonnerie, la menuiserie, la serrurerie. Pour ces jeunes, le CPE devrait permettre d'accéder à ces métiers, en laissant à l'entrepreneur la liberté de licencier durant deux ans. Pas de quoi s'étrangler.

 

Les lycéens et étudiants veulent-ils bloquer l'accès au travail à moins lotis qu'eux ? C'est ce qu'ils laissent comprendre, en se faisant manoeuvrer par d'archaïques syndicats soucieux de leurs intérêts égoïstes. La fonction publique, mobilisée mardi, n'est en rien concernée par ce contrat. Mais elle y voit l'inacceptable atteinte à l'État providence, construit sur un Code du travail interdisant la nécessaire flexibilité.

 

Le CPE, approuvé par les parlementaires, a un mérite : celui de rompre avec un système qui ne fonctionne plus et qui écarte 23% des 15-29 ans d'un marché du travail bloqué par trop de contraintes. Cette politique, parce qu'elle s'inspire d'une timide vision libérale, suffit à la déjuger aux yeux des doctrinaires. Cependant, il n'est plus possible de défendre un système qui exclut les moins formés et fait fuir les plus entreprenants.

 

Des décennies d'éloges du pantouflage ont laissé des traces. L'année dernière, un sondage révélait que 76% des 15-30 ans jugeaient attractifs de devenir fonctionnaires. Cette semaine, une enquête Ipsos montre que 82% des Français encourageraient leurs enfants à entrer dans la fonction publique. C'est ce pays immobile et soucieux de sa retraite qui renoue avec son rituel gauchisant. Mais ce sont des conservatismes qui s'expriment. Ils aggravent la marginalisation des jeunes, en leur transmettant des préoccupations de vieux.

 

Contre-offensive étudiante

 

Jusqu'où la France devra-t-elle tomber pour que la gauche se réveille ? Un sondage révèle que plus de trois Français sur quatre considèrent que le pays est dans une phase de déclin. Dans son dernier livre (L'Europe en crise, que faire ? Éditions Clément Juglar) le Prix Nobel de sciences économiques, Maurice Allais, rappelle : «Dans tous les pays du monde la France se distingue par un record incontestable mais désastreux. C'est le pays où l'on entre le plus tard dans la vie active. C'est le pays où la durée de travail est la plus réduite. C'est le pays où l'on prend sa retraite à l'âge le plus faible.»

 

Sur l'ensemble de ces sujets, l'absence de propositions du Parti socialiste, fer de lance de la contestation anti-CPE, fait douter de sa lucidité. Il ne réagit qu'aux 35 heures, aux emplois aidés, au droit à travailler moins. Sentiment de décrochage aggravé par le vide qui s'installe dans le programme de Ségolène Royal, probable candidate à la présidentielle. Elle admet : «Je n'ai pas à avoir un avis sur tout» (nos éditions de lundi). Mais elle n'en a sur pratiquement aucun sujet, mise à part l'éducation des enfants. Une atonie à l'image de son camp.

 

Face à ces effacements, la volonté de réforme de Dominique de Villepin mérite d'être soutenue. D'autant que les syndicats ne peuvent se prévaloir d'une représentativité les autorisant à parler au nom de la jeunesse ou des salariés du privé. Or s'exprime désormais, au sein de la majorité, une crainte à l'idée d'affronter une minorité. Le premier ministre se dit prêt à discuter d'un «statut» de l'étudiant afin d'amadouer l'Unef. Mais un recul serait la victoire des brasseurs d'air.

 

D'autant que les étudiants et lycéens ne se reconnaissent pas tous, loin de là, dans ces mouvements téléguidés qui détournent les inquiétudes des jeunes. Mercredi, le nouveau Conseil représentatif national des lycéens a estimé qu'il faut «laisser une chance au CPE, pour voir s'il répond à un problème de l'emploi des jeunes». Un raisonnement de bon sens, soutenu dans de nombreuses universités, de Rennes à Tours en passant par Jussieu (Paris). Et si la contre-offensive venait des étudiants eux-mêmes ?

 

Refus de voir

 

Une constatation : le malaise social des jeunes n'est pas propre aux adolescents des banlieues. Ceux-là avaient été excusés par les belles âmes pour leurs razzias de novembre, mises sur le compte du chômage et de la précarité. Mais ce sort est le lot de toute une génération, même si les cités sont touchées plus rudement. Est-ce que les manifestants de mardi ont brûlé des voitures, des écoles, des commerces ? Leur bonne tenue fait ressortir le caractère ethniquo-religieux des dernières émeutes.

 

Aussi est-il curieux d'entendre le discours dominant contester cette évidence. Un aveuglement qui n'est plus de mise aux Pays-Bas. Ce pays, fameux pour sa tolérance, s'est à ce point raidi contre l'islam que la ministre de l'Immigration, Rita Verdonk, en est à réclamer que le port de la burqa dans les rues soit sanctionné et que l'usage du néerlandais soit obligatoire en public. Attitude excessive. Mais le refus de voir est certainement plus dangereux.

 

Mort d'un modèle

 

La mort de Philippe Muray, 60 ans : cet écrivain mal connu, étiqueté «réac» par les «mutins de Panurge», dénonçait avec acuité, drôlerie et érudition, le conformisme «citoyen» de l'époque. Un modèle.

 

irioufol@lefigaro.fr

 

Par Ju
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Samedi 5 août 2006

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Par Ju
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