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Publié le par Ju

La question scolaire : Thiers contre l'école obligatoire (juillet 1849)

Procès-verbal de la commission extra-parlementaire de 1849, 10 juillet 1849. Le clergé est un facteur de cohésion sociale, alors que l'homme c'est la masse, la vile multitude. Dans cette prise de position bourgeoise, il ne faut pas oublier que l'instruction est un moyen de prendre conscience des inégalités, et qu'elle est donc un fermant révolutionnaire.
Je demande formellement autre chose que ces détestables petits instituteurs laïques; je veux des frères, bien qu'autrefois j'ai pu être en défiance contre eux; je veux encore là rendre toute-puissante l'influence du clergé; je demande que l'action du curé soit forte, beaucoup plus forte qu'elle ne l'est, parce que je compte beaucoup sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend que l'homme est ici pour souffrir, et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme : jouis...

Oui, je veux restreindre cette extension démesurée de l'instruction primaire, qui serait d'ailleurs la négation de la liberté de l'enseignement : oui, je le dis et je soutiens que l'enseignement primaire ne doit pas forcément et nécessairement mis à la portée de tous. J'irais même jusqu'à dire que l'instruction est suivant moi un commencement d'aisance et que l'aisance n'est pas réservée à tous.


 



Impressionnant non?

 

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